Charles Tocanier
Je suis né en 1959. Admirateur dans ma jeunesse tant de Pierre Mendès France que de Françoise Giroud , de Jean-Jacques Servan Schreiber , de Maurice Faure, de Michel Crépeau, je me suis passionné très tôt pour la politique en me sentant très proche de la tradition « rad-soc ». Peu avant 1981, Michel Rocard avait soulevé mon enthousiasme ; j'ai encore souvent des regrêts qu'il n'ait pu être, à la place de François Mitterand, le moteur d'une gauche moderne.
Aujourd’hui, la majorité me semble plus que jamais éloignée des fondamentaux principiels de la République. Elle est largement constituée d'une droite dont une grande partie est probablement corporatiste et pousse à une promotion masquée du communautarisme, nous conduisant à terme vers une dislocation sociale. [Ah la fameuse devise : "diviser pour mieux régner" ! ]. Cette "droite bling-bling" affirme (de façon « décomplexée », diront les journalistes) sa vision d’une société qui ne peut que se détourner, à mon sens, de l’Homme. Madame Lagarde, Ministre, n’a-t-elle pas scandé qu’elle voulait « réhabiliter l’argent » ? J’aurais nettement apprécié qu’elle prétende « réhabiliter l’ Homme » ! Les multiples gesticulations de Nicolas Sarkozy, plus chef de la majorité que chef d' Etat – qui semble plus intéressé de fait à « communiquer » comme on le dit de façon « soft », pour éviter le terme de « propagande », qu’à construire une société unie, solidaire, et fraternelle - m’inspirent la plus grande méfiance.
Quant à la gauche, elle se débat hélas dans ses luttes intestines et sa guerre des chefs, incapable encore pour le moment de se rassembler tant son paysage idéologique est traversé de courants difficilement compatibles entre eux et tant certains dogmes dépassés conduisent à l’immobilisme en freinant l’ensemble du convoi qu'une gauche moderne se devrait de tirer .
Avec la naissance du Mouvement Démocrate, j’ai cru voir un espoir que renaisse dans la vie politique une alternative tournée vers lun humanisme moderne. Rassemblant un très grand nombre de nouveaux venus en politique, le MoDem m'a semblé présenter au moment de sa création une chance pour renouveler le paysage politique français. J'ai cru même sentir dans son socle de valeurs la possibilité d'agir dans l'esprit de l'idéal qu'animait Pierre Mendès France : un amour authentique de la démocratie doublé d'un sens moral fort et rigoureux de l'engagement politique. Il s'agit en effet aujourd'hui de définir les contours d’une société qui sache prendre en compte les nécessités liées à la mondialisation et qui se construise autour du noyau indispensable qu’est l’ humanisme dans le cadre d'une social-économie orientée vers une nouvelle conception d'écologie politique. J'étais persuadé que le MoDem pouvait contribuer à relever ce défi. Je suis maintenant convaincu que je me suis trompé ; ce mouvement me semble être un miroir aux alouettes : de beaux reflets de lumière, mais un mécanisme simpliste pour s'avérer finalement être un piège...
Perpétuel chercheur, je vais me remettre en quête d'une voie qui conduise à la promotion des valeurs qui me sont chères.
Partisan d’un neo-universalisme s’appuyant sur la notion de solidarité et soucieux de laïcité, je ferai tout mon possible pour faire reconnaître les valeurs attachés à mon credo : Laïcité, Universalisme, Tolérance, Humanisme, Solidarité. Dans ce blog, je vous inviterai à écouter les mélodies tour à tour apaisantes ou revigorantes de ces l.u.t.h.s. qui tenteront de vous chanter mes idées !
Bien amicalement à vous.


Marianne




